Intelligence artificielle: le Québec propose un Observatoire international

Le Québec propose de créer une Organisation mondiale de l’intelligence artificielle (Omia) pour travailler sur les enjeux sociétaux et éthiques de cette technologie, ont indiqué vendredi à Paris des responsables du gouvernement québécois en visite dans une start-up française.

Le gouvernement québécois va proposer d’allouer des fonds dans le prochain budget de la province canadienne pour travailler sur ce projet, a indiqué à l’AFP la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine Saint-Pierre.

«Nous n’avons pas encore le modèle exact», mais il s’agit de créer  «un organisme mondial qui va regrouper tout autant des politiques, que des gens de la société civile, des chercheurs, des universitaires» pour travailler sur les «conséquences de l’intelligence artificielle» sur la société, et qui serait «très orientée vers l’éthique», a-t-elle indiqué.

Il s’agirait d’établir une sorte de «tour de contrôle» de l’intelligence artificielle, qui pourrait notamment «rassurer la population» susceptible de se sentir parfois menacée par les utilisations futures de cete nouvelle technologie, a-t-elle expliqué.

Montréal accueille déjà 65 organismes internationaux, dont l’Agence mondiale anti-dopage et l’IATA, l’Association mondiale du transport aérien, a-t-elle fait valoir.

Le Premier ministre québécois Philippe Couillard et Mme Saint-Pierre ont évoqué ce projet d’Organisation mondiale de l’intelligence artificielle lors d’une visite à Paris dans les locaux de la jeune pousse Snips, spécialiste des assistants vocaux.

Ils étaient accompagnés du secrétaire d’état au Numérique Mounir Mahjoubi, et de Cédric Villani, le député de l’Essonne qui doit remettre fin mars au gouvernement d’Edouard Philippe un rapport très attendu sur l’intelligence artificielle.

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2018-04-10T19:25:37+00:00