Cybercriminalité: un trafic de milliards de mots de passe volés démantelé

Deux hommes ont été arrêtés aux Pays-Bas et en Irlande du Nord dans le cadre d’une enquête, conduite notamment par le FBI, sur un trafic de milliards de données personnelles piratées, telles que des mots de passe, a annoncé la police néerlandais vendredi.

Un suspect de 22 ans a été arrêté dans la ville d’Arnhem, dans l’est des Pays-Bas, suite à un renseignement anonyme obtenu par une unité de cybercriminalité néerlandaise travaillant avec l’agence britannique de lutte contre la criminalité organisée (NCA), le FBI et la police allemande.

Il est soupçonné d’être «impliqué dans la détention et la vente de noms d’utilisateur et de mots de passe piratés, et a joué un rôle de facilitateur dans le domaine de la cybercriminalité», a indiqué la police dans un communiqué, ajoutant qu’un second suspect, également âgé de 22 ans, avait été arrêté en Irlande du Nord.

Lors d’une perquisition aux Pays-Bas la police a saisi du matériel en relation avec le site internet WeLeakInfo.com. Sur sa page d’accueil, on pouvait lire vendredi cet avertissement: «ce domaine a été saisi» par le FBI, en coordination avec d’autres agences européennes de lutte contre la criminalité.

Selon la télévision publique NOS, WeLeakInfo.com offrait un accès illimité, moyennant un abonnement de deux dollars par mois ou de 25 dollars par an, à des données confidentielles piratées sur des sites très fréquentés, tels que LinkedIn ou MyFitnessPal.

«En théorie, vous pourriez rechercher des centaines, voire des milliers de mots de passe piratés pour tenter d’accéder aux courriels, aux comptes des gens actifs sur les réseaux sociaux ou à d’autres de leurs comptes», a indiqué la télé publique.

En 2018, les polices néerlandaise et britannique avaient mené une opération qui avait abouti à la fermeture d’un site internet à l’origine de plus de quatre millions de cyberattaques dans le monde.

 

 

2020-01-22T16:33:14+00:00